Mais pourquoi donc…

Ce matin, en ouvrant facebook, la première chose que j’ai vue ce sont des auteurs se plaindre du manque de vente de leurs livres et que le métier est difficile…

Hé oui! Désolée de les décevoir, mais ce n’est pas parce que l’on est édité, ou même autoédité, que votre ouvrage va se vendre par dizaines voir centaines ou milliers. Les activités artistiques sont ardues, chronophages et si on attend la reconnaissance, autant aller promener votre chien ; vous en obtiendrez davantage. Il vaut mieux écrire pour soi avant toute chose, se faire plaisir et si on est lu c’est juste la cerise sur le gâteau. La taille de la maison d’édition n’est en rien responsable, la majorité des livres se vendent à moins de 500 exemplaires et déjà les atteindre c’est « Champagne » !

De ma petite expérience d’auteure et d’éditrice, on a vite fait de se rendre compte si un titre va marcher. C’est peut-être triste à dire et plus encore à reconnaître, mais dès la première semaine de disponibilité vous êtes fixé. Un bouquin qui ne se vend pas la première semaine ne va pas décoller du jour au lendemain ou disons que c’est peu probable. Tous les romans qui ont dépassé la barre des 500 sont des œuvres qui ont commencé dès les premiers jours. Si au bout d’un mois votre « bébé » stagne et vivote, vous pouvez vous dire que c’est fichu. Faites-vous une raison et passer à autre chose, inutile de vous lamenter.

Certes la promotion joue son rôle, mais pas que. Le genre y est pour beaucoup, la couverture, le 4e, l’auteur, mais des écrivains débutants peuvent très bien décoller tout de suite. Un autre qui y aura passé parfois des années restera inconnu et fera des ventes anecdotiques. On peut guère savoir à l’avance quel sera l’accueil des lecteurs.

Comments (5)

  1. Jacinthe 04/02/2017 at 18:40

    Selon moi, c’est surtout la quatrième de couverture ainsi que la publicité qui font toute la différence…

    Il existe des livres qui ont un très bon contenu mais un résumé trop insignifiant pour attirer l’attention… tout comme certains affichent une quatrième de couverture attractive alors qu’à l’intérieur se dévoile une histoire plus ou moins décevante. J’ai déjà expérimenté les deux cas et je trouve que la rédaction du résumé est tout aussi importante que l’écriture du roman.

    Ensuite, il y a bien sûr la promotion. Comment vient-on à connaître l’existence d’un livre ? Par les réseaux sociaux, blogs littéraires, maisons d’éditions, etc… Je ne dis pas que l’on va forcément l’acheter, mais en nous présentant divers avis de chroniqueurs, extraits, trailers…, notre curiosité va naturellement s’éveiller.
    Toutefois, ce n’est pas parce qu’un bouquin est mis en avant de cette façon qu’il sera forcément un coup de cœur. On peut très bien trouver un livre auto-édité par exemple qui sera un véritable bijou mais qui n’aura pas le loisir de connaître son succès et ce tout simplement parce qu’il n’a pas eu de publicité conséquente…

    Je ne suis pas auteure mais ce n’est pas pour autant que je n’ai pas conscience des difficultés liées à ce métier.

    Ah, et l’image est vraiment sublime 🙂

    • Nathy 04/02/2017 at 19:09

      C’est sur mais parfois, on a des livres qui marchent dès leur lancement.

      Par exemple la période de précommande sert à promouvoir.

  2. Laurent Pendarias 04/02/2017 at 22:03

    D’après mes sources, la moitié des livres publiés en France font moins de 300 ventes et seulement 1% passe la barre des 2000.
    https://www.indiemag.fr/forum/autour-linde/t7403-vrai-salaire-artistes-reponse-mme-parisot
    Le livre connait un sort particulier. Côté jeux vidéo et cinéma, les entreprises investissent jusqu’à la moitié du budget dans la publicité. Les petites maisons d’édition ont déjà du mal à payer l’édition, elles ne peuvent pas investir dans la pub.

  3. Chrystal Jones 05/02/2017 at 23:17

    Je ne suis pas vraiment d’accord…
    Pour ma part, je ne fais que très rarement de pub…
    Une ou deux fois pour le lancement de mon nouveau BB… et cela fonctionne en règle générale…
    Maintenant, mon problème est que j’ai mélangé les styles sous le même pseudo, et qd on a un lectorat de romantique… les thrillers ne donnent pas exactement le même résultat…
    En ce qui concerne le « décollage », je suis relativement d’accord, bien qu’il y ait des exceptions…
    Et il y a quelque chose que j’ai aussi remarqué…
    Un auteur qui cartonne dès le prochain roman, ne cartonnera pas forcément pour le second… Et peut même parfois complètement chuter par la suite…
    Alors qu’un autre auteur peut tout aussi bien ne jamais terminer sur les 3 marches du podium et pourtant vendre très bien chacun de ses romans…
    Mon roman « Grand-mère se rebelle’ a attendu un an avant d’entrer dans le top 100… et pourtant si je fais bien le calcul, avant qu’il n’y accède, j’en ai vendu plus d’un millier… lentement mais surement…
    Et un autre exemple: J’ai atteint la 1ère marche du podium sur Amazon avec Dévoile-moi, alors que Séduis-moi a fait plus de ventes dans le même laps de temps… Et son max à été la 4ème place…
    Je dirais que tout est relatif finalement…
    Je dirais aussi que la page que l’on entretien sur les réseaux sociaux y jouent beaucoup….
    En d’autres termes, attention aussi à la grosse tête…

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