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Mais pourquoi donc…

Ce matin, en ouvrant facebook, la première chose que j’ai vue ce sont des auteurs se plaindre du manque de vente de leurs livres et que le métier est difficile…

Hé oui! Désolée de les décevoir, mais ce n’est pas parce que l’on est édité, ou même autoédité, que votre ouvrage va se vendre par dizaines voir centaines ou milliers. Les activités artistiques sont ardues, chronophages et si on attend la reconnaissance, autant aller promener votre chien ; vous en obtiendrez davantage. Il vaut mieux écrire pour soi avant toute chose, se faire plaisir et si on est lu c’est juste la cerise sur le gâteau. La taille de la maison d’édition n’est en rien responsable, la majorité des livres se vendent à moins de 500 exemplaires et déjà les atteindre c’est « Champagne » !

De ma petite expérience d’auteure et d’éditrice, on a vite fait de se rendre compte si un titre va marcher. C’est peut-être triste à dire et plus encore à reconnaître, mais dès la première semaine de disponibilité vous êtes fixé. Un bouquin qui ne se vend pas la première semaine ne va pas décoller du jour au lendemain ou disons que c’est peu probable. Tous les romans qui ont dépassé la barre des 500 sont des œuvres qui ont commencé dès les premiers jours. Si au bout d’un mois votre « bébé » stagne et vivote, vous pouvez vous dire que c’est fichu. Faites-vous une raison et passer à autre chose, inutile de vous lamenter.

Certes la promotion joue son rôle, mais pas que. Le genre y est pour beaucoup, la couverture, le 4e, l’auteur, mais des écrivains débutants peuvent très bien décoller tout de suite. Un autre qui y aura passé parfois des années restera inconnu et fera des ventes anecdotiques. On peut guère savoir à l’avance quel sera l’accueil des lecteurs.

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