Envie littéraire

Envie d’écrire pour 2017 ou peut-être bien 2018…
Cette idée me tarabuste depuis des années, depuis que l’envie d’écrire a refait surface… il y a maintenant des années… dix ou quinze ans peut-être. Les idées reviennent et cognent à la porte. J’en avais plus ou moins parlé cet automne, mais j’avais Dark-Side III à faire (il me reste le 4 à clore) ainsi que le tome II de Sang d’Ombre. Ces deux-là sont finis… j’ai d’autres projets à achever bien sûr comme le tome 4 de Dark-Side et la « suite » d’Anamorphose… mais ce vieux projet refait surface. Et je me dis qu’il est peut-être temps de le sortir du placard et de coucher les idées qui me sont venues et que j’ai encore en tête.

J’avais plus ou moins parlé de ce projet de thriller, mais mon idée première était et est toujours ce roman qui m’était venu en même temps que la création de mon univers vampirique.

Princesse Dragon (un autre titre n’est pas à exclure) est donc un de mes projets primordiaux… un roman de Dark Fantasy, sombre (le contraire aurait été étonnant), dans un univers dur où se mêlent magie et technologie… sorcellerie. Rien avoir avec les vampires. Si j’arrivais à coucher mes idées, les mettre en forme pour en faire un roman… j’aurais bien eu l’envie de tenter  la soumission à une autre maison d’édition… donc, ni Lune-Ecarlate ni les éditions Rebelle, histoire de voir si mes fictions tordues peuvent intéresser quelqu’un.

Une histoire où il serait question de princesse, d’empereur-mage, de chasseur-sorcier, de démons, de dragons, de sorcière écarlate… de lutte de pouvoir… et bien d’autres choses.

Peu-être que mener plusieurs histoires en parallèle pourrait être aussi une solution.

Pour le moment il y a peu de choses d’écrite :


Prologue

En ce matin d’automne, la princesse Neïla fêtait son septième anniversaire. Accoudée au rebord de la balustrade du balcon de bois, la petite fille laissait son regard mauve vagabonder sur l’océan de verdure en contrebas. Les arbres formaient autant de vagues colorées, du pourpre à l’or le plus pur, les feuillages persistants luisaient d’un vert soutenu. Ses iris furent attirés par un mouvement dans le ciel d’azur, sans un nuage. L’envol des dragons de la flotte royale forma un ballet fluctuant au gré du vent, tantôt desce­ndant tantôt remontant. Neïla ne se lassait jamais de les admirer, il lui tardait le moment où le chasseur-sorcier viendrait lui remettre son œuf. Et c’était aujourd’hui, le jour tant attendu.

La fillette secoua sa longue chevelure de jais, jeta un dernier regard aux dragons chatoyants et fit demi-tour pour aller se préparer pour la cérémonie. Les servantes l’habillèrent d’une grande tunique d’un fin tissu ivoire aux manches amples. Une ceinture d’argent ceignait sa taille enfantine. Ses cheveux noirs furent lustrés et enduits d’un baume à la senteur fleurie. C’est les pieds nus en signe d’humilité que la jeune princesse entra dans la salle où son père, le roi des Nylos, siégeait sur un imposant trône de bois sculpté. Neîla avait toujours été fascinée par ce fauteuil qui lui était interdit. Souvent, elle se faufilait dans l’immense pièce au sommet de la tour et montait sur ce promontoire royal. Elle dessinait de ses petits doigts les arabesques des motifs floraux, les écailles des créatures ailées, elle descendait et se glissait derrière les tentures de velours émeraude au moindre bruit.

Mais ce matin-là, il était hors de question de jouer et de courir dans les couloirs ou les escaliers du palais paternel. Ce matin, c’était son anniversaire. L’enfant s’avança timidement vers le grand homme qui l’impressionnait tant, cet homme aux cheveux couleur de la nuit comme les siens, mais aux yeux d’azur et la peau ambrée tandis qu’elle avait un teint de porcelaine. Le roi se leva et d’un geste impérieux invita un jeune-homme à sortir de l’ombre. Le chasseur-sorcier fit quelques pas, ouvrit une grande besace de cuir et en extirpa un œuf à la coquille marbrée et luisante. La petite fille s’avança, intimidée par son père et par l’adolescent qui allait devoir l’aider à prendre soin de son présent.

— Bienvenue Neïla en ce jour de ton septième cycle. Par ce présent te voici devenir Princesse-Dragon. Que l’œuf que voici t’emmène vers la voie. La lumière, l’eau, la terre te seront-elles bienfaitrices ? Qu’elles te guident vers la sagesse, la force et la puissance.

Le jeune garçon pas encore sorti de l’adolescence lui tendit son précieux fardeau tel un objet de cristal. La petite Neïla le prit entre ses doigts, caressa la douce coquille, émue par cet instant si particulier dans la vie d’une Princesse-Dragon. Les mages avaient choisi contre l’avis de son père de lui offrir un tel cadeau. Cette enfant impie qu’il arborait. Chaque jour, elle lui rappelait sa mère morte à sa naissance, cet homme froid voyait en elle la meurtrière de son épouse. La fillette lui ressemblait tant, les mêmes yeux mauves, la même chevelure épaisse et ondulée et cette peau pâle des terres du nord.

Neïla leva ses grands yeux vers le sorcier et murmura de sa petite voix cristalline :

— Merci sorcier, que la voie du Dragon te soit propice.

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